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même dans le silence, on entend quelque chose


les jours défient les noeuds
la pluie danse sur le reflet de la lune
les nuits défont les "fils-en-trop"
le ciel dessine les rêv'olutions

le voyage en nuage glisse sur les accents du vent
dedans les étapes défilent, dehors l'air déploie ses tentacules invisibles...

le polochon


Je ne sais plus dormir dans un lit
et le plus souvent j'ai l'impression de ne pas avoir dormi.
Mon esprit semble "off "mais mon corps ne connaît plus ni le repos,
ni l'abandon à la torpeur d'un sommeil profond et plein.

Même en compagnie, je tergiverse, je traîne, ...
comme un fantôme insaisissable un bras invisible me tient,
m'empêche et me maintient angoissée.

"allez, c'est un mauvais rêve, je vais me réveiller.."
Sinon, ça va merci!


force centrifuge ou centripète?


Emportée dans le tourbillon
Je sens sa force m'envahir et me porter
Je sens les contre-courants intérieurs
C'est bon l'inertie ascendante




matin tinanbule


posons nos armes pour profiter des charmes d'aimer
séchons nos palabres pour boire les larmes de la mer
laissons s'envoler la légèreté dans nos baisers
soufflons sur nos ailes pour les faire pousser
caressons nos âmes à la douceur d'êtres vivants
jetons nos sorts sur les lièges moelleux de nos voeux



Miroir ou Mirage


Le temps passe partout, le temps file des perles.
Dépasser par le temps, défi le pour tant...




...défaire. Les larmes même en rivières se noient dans l'océan.

* étalon d'Achille


Si loin que remonte ma mémoire la mythologie m'a toujours un peu fasciné.
De Oedipe à Antigone, du Ramayana au Petit Poucet, Icare et le Chat botté,
Peau d'âne et Dyonisos, Pénélope et son tricot, Ulysse...Pierre et le loup,
la Gorgone..Cendrillon
, Bernard et Bianca...et autre Minotaure.
Toutes ces figures brossées aux pastels légers ou ciselées en quelques traits d'encre.
Toutes ces vies projetées hors les pages qui peuplent notre inconscient collectif.

Et chaque fois que quelqu'un passe de l'autre côté du décor,...
Cette impression de m'envoler pour un dernier tour d'horizon avec lui, avec elle.
Ultime suspension silencieuse, pleine et large, bien plus large que l'esprit.
Et parfois d'autres passés plus tôt semblent me frôler l'épaule de leur souffle poussière.
Pas de son juste une onde, un rond dans l'eau.
Cette année l'été est meurtrier.
Paix à leurs âmes torturées ou pas,
à défaut d'être un bon cru deux-mille-neuf est un peu cru!


*
la réalité est-elle soluble dans les mythes ?

à l'Est que vois-tu venir?


"zapomnielismy" - nous avons oublier - "piekno"- la beauté -

nous avons oublier la beauté, la beauté du geste, la beauté du paysage, ...
la beauté d'un visage qui raconte son histoire, dont les rides dessinent des sourires, des éclats de rires.
nous avons oublier la beauté d'un geste, d'une main amicale.
zapomnielismy sapience.

Bajka, merci pour les mots, moi aussi j'aime bien lombric.....
(à lire "petit traité de toutes vérités sur l'existence" de fred Vargas)

*Dis, c'est quand qu'on arrive ?




Sorte d'amour adolescent
qui refuse d'entrer dedans,
sans après, ni avant,
à vents et marrées changeants.

Sorte d'approche légèrement
qui déjoue l'accroche aimant,
tantôt rouge, tantôt blanc,
soleil fort et lune en croissant.

Sorte de dialogue incessant
qui de silence sourd paravent
en petites touches ou en grand,
sur terre aride et sol craquant.

Sorte d'ivresse de l'instant,
qui s'évapore en naissant,
un coup froid, un coup brûlant,
chimère vraie et réel rêvant.

Sorte de départ immanent
qui n'est pas là quand on l'attend
entre passion et un différent,
abandonne et tient en même temps.



* la rime s'arrime, l'idée se fait, au bilan du temps !

*funanbule de savon


Le fauteuil à bascule me fait de l'oeil et gesticule,
dans sa posture ridicule, quelques mots de bois il articule.
Viens! allons épeler les pellicules, et découvrir face et cul!
Sciée au niveau des rotules, je reste incrédule et
prenant mon air majuscule sans marquer de recul,
j'agite mes mandibules et sors de ma poche le fascicule :
- balustrade, bousculade, dégringolade et bonne rigolade!




*
à la salade je suis malade, aux libellules suis-je sans scrupule ?

"je monte, je valide"


à défaut de titre de transports, 
je voyage clandestine
sur les réseaux étoilés
des grains de sa beauté.

à travers mes paupières transparentes
la lune imprime les ombres portées
sur les fils blancs de mes nuits noires.
tissages d'images, de mirages,
je visite, j'évite, j'invite, ...j'hésite,
une grimace s'invite dans ma torpeur.
comme l'orage des sanglots éclatent,
le mal du paysage sans doute.
détourner le train! tu dérailles?

happée par le ciel de velours
je reprend ce volage voyage.
la caresse du vent du large
habille ma carcasse d'un sourire
discrètement le scintillement je savoure
cette impression sur mes yeux
les lumières tournent...
noir.

petit vélo dans la tête en roue libre ...
où suis-je?
bonjour,
doit-on se munir d'un titre de séjour ?

à quoi servent les petits papiers
quand les mailles ont filé ?



* terme inné, terre minée..



P
as tant le pas c'est,

le temps passé, à creuser l'espace,
si l'appât sait, c'est plus ce que c'est tait.
s'est plu, sait plus, cep lu.

C'est plus la peine, c'est la nuit.
la pleine nuit a de la peine à suivre,
si le seul ennui, c'est pas nue ire
haine mie, et n'émit, ennemis.

Pas plu que la pluie ne tombe ,
il a plus le pli, appris, a prime ôtée.
si l'apprirent après, la peur l'imprime,
sait les, sceller, c'est laid.

Si peu salé, c'est tant et s'y tente est,
ce sale temps, garde en salle issue sure
si l'a su, ce temps lassé sans vol, s'en soucie
dit sous, dix où, dis soutes à bagages.

Tant du levant, mais tend nos dos à dommage,
l'attend à tant dû, qu'elle a plumage perdu
si l'adage vent d'hommage à bleu, tempère,
perte en gages, paire tangua je, perd t'engage, ...



 * l'humidité de l'amertume
    s'évapore-t-elle dans les strates du temps ?
    
                                                  _temps paix rance_

vol plané


*
... voyage en vie de ...

versatile vertige,
volatile version,
vestige d'un style
vieillot et vieilli.
é-vasé, é-vanoui.
é-vicérations,
vociférations

des vengeances viciées,



la vague me valse vivement.
re-virement de vision,
voir vraiment.
ré-veille!
vigueur de vivre.
volte-face victorieuse
rieuse, valeurs.
vivacité,
vélocité,
envolée...

*gourmandise...


j'ai envie de manger un énorme plateau de fruits de mer!
dans un igloo avec toi, tout nus sous des peaux de bête.

comme au temps de l'australopithèque.
dehors les sens, dedans la nature.
frisson.
le chaud, le froid.
la peau, la glace.
le feu, l'eau!

l'hiver verse des images dans mes yeux, qui regardent en bleu.



* j'ai ces ailes...j'essaie.

* mesure et emportements!


ou "Composer une chemise sur un air de tempête!"

- 4 heures nuit,
Le vent commence à faire entendre ces humeurs...
Par saccades, espacées au début,
il pousse son gros souffle à l'intérieur de la maison...
Peu à peu se fait plus violent, plus surprenant!
Des heures il ne cesse de s'abattre sur les toits, les arbres,...

Impossible de fermer un oeil ou l'autre...
Soulevée par le chant d'Eole, par son cri de puissance!
J'ai pris mon crayon de papier et j'ai tracé.
Un dos, deux devants, des poignets,
une paire de manches, un col et son pied,
une pâte de boutonnage..
Coupe. Précédée d'une apnée!
Souffle coupé par l'angoisse.
Puis j'ai coupé les formes dessinées sur le tissu.

Le jour se lève le souffle du ciel n'a pas molli, loin s'en faut!
Secoués, les fruitiers dansent une transe désordonnée.
Tout pli sous les gifles intempestives des courants d'air!
Midi.Après la coupe, le surjet.
J'ai un bon rythme de croisière...

Le tissu rouge recouvre tout de ses fibres synthétiques.
Soudain..!?.Une rafale plus fougueuse soulève mes tuiles
et vient les déposer plus bas avec un son de xylophone!

Oups!????
Quelques grains et quelques heures plus tard,
le ciel qui était blanc et bas, s'éclaire, se colore de chaire.
17 heures.Toute cousue de rouge, je poursuis le fil.
.....
je vais assembler ce joli puzzle rouge et or!


* j'en connais un qui va être beau comme un pape!

bananier à tous!

avec l'idée de finir l'année sur une note positive...

je cale, j'avoue...
en espérant que demain sera le début d'une ère plus inspirée, transportée, partagée...protégée.
alors, à tous..
à demain!



*l'inspiration n'est pas plus fluide dans le froid! (non, non,...)

dans la huitième dimension


 Bousculée,...poussée hors d'atteinte.
"- pousses toi tu gènes!"

Quand je dois agir et penser 3, il te parait difficile de penser 1.
2, est-ce le nombre inconnu de la fonction ?
Equation complexe.
je, deviens perplexe.
Prochain réflexe...
Le repli, le bouclier, l'armure.
Quand je voulais abattre les murs,
les murs du son, des lamentations, du silence.




Je m'en vais en murmurant....

un cheveu sur ta langue



comme un funambule entre ciel et terre
je déambule sur le fil de la matière
foin de baguette magique, d'ombrelle
juste au fond des yeux, une étincelle


les confettis virevoltent
une éternité,
attendre consiste à choir
alors le mouvement constitue l'espoir

balancier incessant des sentiments
déséquilibre constant le tout tenant
je suis une guerrière, une combattante
le défi d'être fière amante se tente


j'enfile mes souples chaussons légers
mes cheveux noués en chignon tiré
robe à paillettes et gambettes de nylon
je danse dans la vie comme dans la cage aux lions



* un point à l'endroit, un point à l'envers...
coudre les dessous de nos songes d'hiver...

c'est cousette! (premier dimanche)


hier, je suis entrée dans une bande dessinée....

depuis environ trois semaines,
grâce à un ami, de son état le dimanche vendeur d'huîtres pour son frère,
lui même ostréiculteur toute la semaine et même le dimanche...
(si il y en a qui ont quelque chose à dire sur le travail du dimanche...??? hein ?)

et cet ami sur son stand me fait de la publicité et distribue mes cartes de visite à qui n'en veut...
et donc il y a trois semaines, de retour du marché , il m'appelle et me dit :
j'ai du travail pour toi, une de mes clientes...
plus tard le voilà qui déboule avec deux paires de chaussons en laine, l'une tricotée main
et l'autre en laine de je ne sais pas quoi acheter je ne sais plus où....
les talons sont fatigués, les élastiques détendus...mais la cliente une autre histoire...
je fais le travail pour le dimanche suivant comme convenu avec la cliente au téléphone...
(une voix pas banale...(!))
je me dis ...elle doit être très vieille...


le dimanche suivant :
le téléphone sonne!
9h02!!
ça tombe bien je suis lève tôt.
j'avais avalé un premier café au lit, environ trente minutes plus tôt et ..
déposé délicatement sous mon nez par cet homme charmant que je fréquente.

qui ose ?
-ma mère ? non, elle n'oserait pas..
-la police ? non, elle n'oserait pas!

je décroche, silence, puis :

-c'est "Cousette"!?
..euh...
c'est madame Es****e Rose !
(je préserve son anonymat)
la Cousette..?

-oui, ici la Couseuse madame Es****e, blabla bla blalblaa...
alors pour les chaussons ça fera 10 euros!
 
(des super semelles de compète en polaires coordonnées).
-c'est un peu cher..quand même, me dit-elle...
ah bon vous trouvez, mais vous savez..blabla bla ...
et comme je suis nulle en affaires, je dis :
-d'accord on reste à huit!vendu?

-d'accord...
-vous les payer aux vendeur d'huîtres, d'accord?
je mets le ticket dans le sac avec les chaussons.
à bientôt, hein, oui, merci.

....

9h23!!!!
elle a osé!

(à suivre...ou pas!?)

..le chant des sirènes...


ce fond, plein champs
se fond, plaint chants

sang fondement, tempérament
s'en font de m'en temps perd amant

de m'entend paiera menthe à l'eau
deux mandent paix
deux paires d'yeux

ce fond, plein ciel
se fond, plus d'un soleil
ce front, fond, ton, blond, rond, menton, veston, ...


* l'inertie n'est pas soluble dans les dégradés (!)

...thila-dix-lexique!


Tu es devant une fourche, un embranchement.

Un carrefour comme tu en as connu.
Peur de la mue.
Désynchronisation idée/action.
Virage, négociation dérapage maison.
Refus absurde d'en rire, de plaisir.

P
rogrès plané, comme l'oiseau partir.
Le téléphone ne cesse de sonner.

Lestée du cerveau.
Plongée dans les comas sociaux.

*
l'affre-on-tait-ma-voix !

solu-bleu

solu-nerfs
solu-tins
volu-bile
solu-ni-vert
sole-meunière
soleil-brille
sol-utré!
soli-dictée
sollicité
cité forte
trans-porte
ouverte-ou bleutée?

Le sourire du dedans laisser éclater.

 * respirer mon est-ce-passe-moi-le-sel-de-la-vie !