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Miroir ou Mirage


Le temps passe partout, le temps file des perles.
Dépasser par le temps, défi le pour tant...




...défaire. Les larmes même en rivières se noient dans l'océan.

* insensée réalité de l'être



Les circonstances m'avaient rendu silencieuse.
Je ne parvenais toujours pas à comprendre ce qui se passait.
Simplement en essayant d'être entière, je devenais dure malgrès moi.

Plus je tentais de donner de la lumière douce à tes yeux,
plus les larmes et les ombres les traversaient.
Simplement en essayant d'y croire, tu ne savais plus malgrès toi.




* quoi qu'il arrive, où que nous allions, mon coeur te chéri !

...voyage en gourmandises


le plat après les rêves,
le plat des rêves,
le plat rêvé.*

D'un baiser papillon réveillée,
de bras accueillants délicatement entourée,
la tendresse douce du peau à peau mélangées.



*merci Bajka pour ces mots gourmets!

*un costume trois pièces ou ...


Une veste...

Au fil du temps le lien s'était emmêlé.
Comme un bas nylon il s'était maillé, effiloché,
à trop tirer dessus la fibre s'était déchirée.

Pour tant c'était des fils de coeur, des tissus de soi.
Contre temps la laine perdait son souple.
Entre temps le coton s'était dépeigné, gaufré.
Autant que la trame était devenue distendue,
le cercle à broder s'était brisé, en deux.

Remaillage, raccommodage, reprise...
aucun air, aucun noeud ne reliait plus,
mes petites mains tordues n'y tenaient plus.
Tout avait rétréci, tissu fichu.
On ne retouchait rien avec des chutes.



Même entoilé le tombé n'avait pas de tenue.
Le drapé volait plus qu'il ne dévoilait,
le fourreau n'était plus une robe,
mais l'étui de larmes acérées.
Tout s'était détissé, l'aimé-tissages avait échoué.


deux points en avant, trois points en arrière,
on avance pas, on stagne,
on perce l'étoffe du dandy.



* à trop repasser le fil, il fond !

à quand la raison d'être là ?


oui, le regard avait changé,
même si mes yeux restaient quelque peu éblouis par sa beauté;
la façon d'écouter aussi,
même si mes oreilles n'entendaient plus seulement les silences;
et le corps se vivait vivant à présent,
même si le désir tiraillait encore quelques fois;

je n'étais pas une autre, j'étais la même en pire, la souffrante.
elle, je, peut-être encore meurtrie...

mais beaucoup plus lumineuse que ces yeux peuvent voir!

* si je n'y penses plus, ce n'est plus un problème.

Sais tu qui tu es?


Mon cerveau volage virevolte à travers les vestiges et les vertiges.

L'ivresse du souvenir côtoie la paresse du devenir.


 Délicatement, du bout des doigts je me dégage
 de ces pelures de peau morte qui empêchent ma surface de boire le soleil.

 Mes pieds bien posés sur la terre,
 les mains ouvertes par le feu du sang dedans,
 le coeur bien accroché dans la carcasse.
 Axée, je re-découvre mon équilibre.
 Je regarde devant, je suis là, au plus près de moi.

 Lentement, du bout des yeux je caresse mes rêves
 de mon nez le souffle du présent envahi mes veines pleines.




 * l'intensité de l'instant reste étonnant, souvent.


meuh, c'est déjà fini l'estibalade!?






* il y a les "super-gémit" et il y a les "thila-dit-rien".
   faut pas mélanger les gigots et les jambons, non!

message in a bottle...


éphémère et vivace...
dont le nom sonne comme le chant du coq,
dont la couleur irradie les prairies!

coquelicot


* l'an passé dans mon jardin c'est un coquelicot blanc qui a poussé !


c'est celui qui dit, qui est!

Citation :

Plus une femme aime son mari, plus elle le corrige de ses défauts;
plus un mari aime sa femme, plus il augmente ses travers.
(proverbe chinois)

éclaircie dans la tête


Rien ne semble bouger durant l'instant de la pensée, laisser glisser l'instant.
Telle une vache au bord du pré, regarder les émotions sans ciller.
Les yeux bien ouverts, les narines écarquillées aux quatre vents, neutre.
La sensiblerie bien rangée sous le mouchoir bien morveux.
L'onde est fort lente, sa puissance va grandissante et grondissante.
En dehors rien ne paraît froisser, excepté peut-être le regard.

Souvent changement est invisible de près.


* j'ai sur le bout de la langue une transformation !

le cinq à sept du matin..


matin aux yeux écarquillés
le temps après s'être réveillé lentement
file à toute bar-zinc de l'avant

petite aparté entre songes et pensées
douce glissade de nuit à matin frémissant
découvre à chaque éveil l'être en devenir grand




* j'ai rendez-vous avec vous, et ce
vous c'est moi !


poisson1






* Retrouver la mer calme à l'intérieur, le corps flottant, le coeur souriant de toutes ces dents !